Les adultes de la Maison

En plus de Miron et de Sabine Zlatin, 6 éducateurs s’occupaient des enfants.

Le sous-préfet, Pierre-Marie Wiltzer joue un rôle important pour soutenir la maison. Par exemple, il allait en personne à Bourg en Bresse pour chercher des cartes d’alimentations (il en récupérera 40 au total.) A noël 1943, il viendra à la maison chargé de cadeaux pour les enfants.


La secrétaire en chef de la sous-préfecture, Marie-Antoinette Coejan s’occupait de l’installation et la vie quotidienne des enfants (fourniture de meubles, de couvertures...)


Lea Feldblum est une des encadrantes de la maison et est aussi celle qui reviendra des camps après la rafle des enfants d’Izieu.


Le préfet qui avait autorisé l’ouverture de la maison, encouragea l'inspecteur de l'Enseignement primaire de Belley à ouvrir une classe dans la maison. Le 18 octobre 1943, une jeune institutrice, Gabrielle Perrier prend la tête de cette celasse d'une trentaine d'élèves. Le jour de la raffle, premier jour des vacances de Pâques, elle n'était pas présente à Izieu.


Léon Reifman, étudiant en médecine, supervise les besoins de santé à la Maison d'Izieu, jusqu'en septembre 1943. Il doit quitter Izieu, car il est recherché par le Service du travail obligatoire (STO)
Il est alors remplacé par sa sœur, Sarah Levan-Reifman qui devient la doctoresse de la maison des enfants d'Izieu. Ses parents et son fils demeurent aussi dans cette maison. En l'absence de Sabine Zlatin, elle agit comme "directrice" de la maison.


Il y avait également le médecin personnel de Sabine Zlatin, Albert Bendrihen, pour s’occuper des enfants. De nationalité française (né en Algérie), c'était un Juif converti au catholicisme. Il avait obtenu une dérogation pour conserver le droit d'exercer, les Juifs n'ayant alors plus le droit d'exercer la médecine en France.
Le 7 janvier 1944, le docteur Albert Bendrihen est arrêté à 16 heures, par les Allemands, à son domicile, situé à 3 kilomètres d'Izieu. Sabine Zlatin lui avait rendu visite le même jour, ainsi que deux autres patients, selon son carnet de visites.
Il est déporté le 3 février 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz. Il est mort à Buchenwald le 10 mars 1945.

par Aby-Gaëlle, Julia, Marylou et Timéo